L’action de Nucleopolis conforme au « contrat de filière » annoncé lors du Comité Stratégique de la Filière Nucléaire

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L’action de Nucleopolis conforme au « contrat de filière » annoncé lors du Comité Stratégique de la Filière Nucléaire   

Deux annonces du gouvernement viennent d'etre faites qui concernent l'action de Nucléopolis.
 
Dans un premier temps, le 29 janvier dernier se réunissait en Côte d’Or le Comité Stratégique de la Filière Nucléaire (CSFN) co-présidé par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie.  
 
Une des annonces principales (voir plus bas) concernait la création d’un « contrat de filière » comprenant  des mesures destinées à inciter les jeunes à se tourner vers les métiers du nucléaire, à soutenir l’innovation, à accompagner la transition énergétique, et à renforcer la cohésion de la filière pour conquérir des marchés à l’export. 
Le gouvernement a clairement exprimé que la mobilisation de l’Etat sur ce thème devait s’accompagner d’une mobilisation des industriels pour faire connaître ces métiers auprès des jeunes et maintenir l’excellence de l’offre de formation.
Nucleopolis, pôle normand des sciences nucléaires et de leurs applications, tient à rappeler que son action, menée depuis bientôt trois ans, s’inscrit pleinement dans cette politique, qui a pour but de fédérer tous les acteurs de la filière (industrie, recherche et formation) en Basse-Normandie afin de renforcer l’attractivité de cette région sur ces sujets d’avenir.
 
En effet, que ce soit dans le domaine de la santé ou celui de l’énergie - objet de l’annonce - la Basse-Normandie bénéficie d’un environnement complet et favorable avec la présence sur son territoire d’un riche tissu d’entreprises de renom tels qu’AREVA ou EDF, de PME innovantes, de laboratoires de recherche fondamentale et appliquée tels que le GANIL ou encore d’établissements d’enseignement supérieur de haut niveau. La force de Nucleopolis est de fédérer sur le territoire bas-normand tous ces acteurs qui représentent plus de 10 000 emplois directs afin de faire fonctionner le « cercle vertueux » : Entreprises, Formation, Recherche, condition de l’innovation, à la base de tout développement économique. 
 
Dans son annonce, le gouvernement fait de l’innovation un axe stratégique majeur en mettant l’accent sur la filière d’avenir liée au démantèlement. Dans ce domaine, la Basse-Normandie dispose déjà d'un savoir-faire innovant, par exemple au travers du démantèlement de la toute première usine du site AREVA La Hague. Nucleopolis a mobilisé ses adhérents sur ce sujet en créant un groupe de travail qui va déterminer un plan d'actions spécifiques. Dès sa création, l'un des objectifs de Nucleopolis était de mener, à terme, à la constitution d'une filière spécifique. 
 
Un autre axe stratégique mis en avant par l’Etat est celui du développement de l’exportation du savoir-faire français : il s’agit clairement d’un objectif majeur de Nucleopolis depuis sa création au travers de la promotion des compétences et savoir-faire bas-normands à l’international, qui s’est concrétisé notamment par des démarches promotionnelles en Finlande, en Suisse  ou encore au Royaume-Uni et qui va se poursuivre également vers le Japon, sous l'impulsion de la Région Basse-Normandie.
 
Dans un deuxième temps, au Conseil des Ministres du 30/01/2013, l'Etat a fait savoir qu'il souhaitait "renforcer l’avance dont dispose le pays, dans des filières telles que le nucléaire"  mais aussi "faire émerger les filières de demain, celles qui vont employer de nouvelles compétences, relancer l’investissement et changer le visage de la France," comme par exemple la santé.
 
 
Si le gouvernement affiche son ambition pour la filière nucléaire française, Nucleopolis, qui y apportera toute sa contribution en poursuivant son action dans cet esprit, affiche une ambition pour la Basse-Normandie : faire de ce territoire,  riche de ses compétences nucléaires, un des leaders européens en la matière, et tout particulièrement dans des thèmes comme le démantèlement ou le nucléaire pour la santé
 

 

Références : 

1.communiqué de Arnaud MONTEBOURG, ministre du Redressement productif et Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie du mardi 29 janvier

« Une ambition pour la filière nucléaire française"

Arnaud MONTEBOURG, ministre du Redressement productif et Delphine BATHO, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, ont présidé ce jour sur le site de l’usine Valinox à Montbard (Côte d’Or) le Comité Stratégique de la Filière Nucléaire (CSFN), en présence de Henri PROGLIO, Président-Directeur général d’EDF, vice-président du CSFN. 

La filière nucléaire rassemble 2 500 entreprises employant près de 220 000 salariés. Elle réalise  un chiffre d’affaires de 46 milliards d’euros dont 5,6 milliards à l’export. Avec 1,8 milliard d’euros de  R&D, la filière nucléaire se classe en 4 ème  position des filières les plus innovantes de France. C’est  aussi une filière qui prévoit d’embaucher massivement :  110 000 recrutements sont attendus d’ici 2020.  

Le « contrat de filière » annoncé lors de cette réunion comprend des mesures destinées à inciter les jeunes à se tourner vers ces métiers, à soutenir l’innovation, à accompagner la transition énergétique, et à renforcer la cohésion de la filière pour conquérir des marchés à l’export. L’Etat et les industriels se mobiliseront pour faire connaître ces métiers auprès des jeunes et maintenir l’excellence de l’offre de formation. 

-  Structurer l’équipe de France du nucléaire :Une structure permettant aux acteurs de se fédérer sera créée  afin de mettre en valeur la filière nucléaire en France et de permettre de promouvoir l’offre de la filière française notamment à l’international.  Les ministres ont réaffirmé le caractère stratégique du développement de l’exportation du savoir faire français en matière nucléaire, sur la base du plus haut niveau de sûreté et sous le pilotage direct du Premier Ministre. Les instruments de financement export, renforcés lors de la dernière loi de finances, seront pleinement mobilisés. 

-  Soutenir les « pépites » de la filière : pour faire émerger nos futures « pépites » et financer leur développement, l’Etat et les principaux industriels de la filière ont créé ce jour le « fonds de modernisation des entreprises nucléaires », doté de 133 millions d’euros dont 50 millions dotés par la BPI, à travers le Fonds Stratégique d’Investissement.

- Innover, notamment en matière de démantèlementLa filière française du démantèlement sera en particulier renforcée  pour répondre aux importants besoins à venir dans tous les pays concernés, en s’appuyant sur la l’excellence de nos entreprises en cette matière de haute technologie.  

-  Renforcer les conditions de recours à la sous-traitance : à la suite du volet « condition de recours aux entreprises prestataires » des Evaluations Complémentaires de Sûreté, la filière a mis au point, avec les représentants des salariés, un cahier des charges social applicable aux prestations de services et de travaux réalisées sur une Installation Nucléaire de Base en France. Les donneurs d’ordre s’engagent formellement à transposer ce cahier des charges dans leurs marchés de sous-traitance et à le mettre en œuvre très rapidement. Il fera l’objet d’un suivi régulier et, si nécessaire, d’un renforcement par des mesures législatives. 

 

2. compte-rendu du conseil des ministres du 30/01: 

"Le ministre du redressement productif a présenté la nouvelle stratégie de filières industrielles du Gouvernement.

Cette stratégie doit permettre de construire la carte de la France productive des années 2020, en tirant le meilleur parti de ses atouts, avec un Etat partenaire des entreprises, au service d’une politique industrielle ambitieuse et rénovée.

Installé le 5 février prochain, le nouveau Conseil national de l’industrie s’attachera à élaborer, avant la fin du premier semestre, des contrats partenariaux de filières. Incarnation d’une politique industrielle solidaire qui privilégie le «donnant-donnant», les contrats des douze filières industrielles actuelles comporteront des engagements réciproques de l’Etat et des industriels. Ce premier volet de la politique de filières vise à renforcer celles qui, comme l’automobile, connaissent actuellement des mutations fortes liées à la compétition mondiale ou aux évolutions technologiques, à maintenir et développer lesfilières essentielles où la France a des positions fortes comme les industries agroalimentaires, chimiquesou de la santé, et aussi à renforcer l’avance dont dispose le pays, dans des filières telles que le nucléaire et l’aéronautique, les éco-industries ou encore le secteur de la mode et du luxe.

Le deuxième volet de la politique industrielle du Gouvernement consiste à faire émerger les filières de demain, celles qui vont employer de nouvelles compétences, relancer l’investissement et changer le visage de la France. Certains des défis auxquels les filières de demain doivent répondre sont déjà identifiés : transition énergétique et écologique, numérique, santé et alimentation, et sécurité. Pour ces filières, le Gouvernement organisera au premier semestre une consultation pour retenir les initiatives industrielles prioritaires pour le quinquennat. Il a d’ores et déjà annoncé le programme de la voiture propre, qu’elle soit électrique, hybride ou à très basse consommation (2 litres/100km).

Enfin, le troisième volet de la politique industrielle de filières consiste à préparer l’industrie d’après-demain. La réorientation du programme d’investissements d’avenir permet le lancement, dans le cadre de la Banque publique d’investissement, d’un programme d’innovation de rupture. Audelà, un comité issu des mondes de l’entreprise et de la recherche proposera au Gouvernement, en liaison avec le commissariat général à l’investissement, les technologies clés dans lesquelles il est essentiel d’investir dès aujourd’hui car elles constituent les outils dont la maîtrise permettra de fonder le renouveau productif de la France dans 15 ans et au-delà."

 
 
Date de l'actualité: 
Jeudi, 31 Janvier, 2013
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C'EST QUOI ?

Autour de leaders mondiaux comme AREVA, le CEA, le CNRS, EDF ou le GANIL, NUCLEOPOLIS fédère les compétences industrielles, de formation et de recherche disponibles en Basse-Normandie tout au long de la chaîne de valeur des sciences nucléaires dans les domaines de l’énergie, de la santé et de la maîtrise des risques.