La CMEG, au top des coopératives du bâtiment

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Journal Ouest France du mercredi 25 avril 2012

 

Calvados. La CMEG, au top des coopératives du bâtiment

Société coopérative née en 1950, installée à Bretteville-l’Orgueilleuse (Calvados), la CMEG (200 salariés) organise, jeudi, un relais sportif entre deux de ses chantiers à Caen et Rouen.

A pied ou à vélo, ils vont se relayer jeudi de Bretteville-l’Orgueilleuse à Rouen, via Caen. Salariés de la CMEG, ils relieront deux de leurs chantiers emblématiques : Rives de l’Orne, à Caen, et les « 206 », des logements près de Rouen. Un défi « sportif » et« humain » à l’image de cette entreprise coopérative. Objectif: « Faire que les salariés se connaissent encore un peu mieux, pour bien travailler ensemble », résume Gilles Florentin, 49 ans, directeur.Ce parcours de 200 km en 24 heures permettra de collecter des fonds contre la mucoviscidose.

Troisième Scop de France

Née en 1950, la discrète CMEG emploie 200 salariés. Il s’agit de la 3 plus grosse Scop (Société coopérative et participative) du bâtiment, en France ; la 8, tous secteurs confondus. La première étant Acome (câbles), à Mortain (Manche). Ancien conducteur de travaux, décédé récemment, André Faine, fondateur de la CMEG, s’était mis à son compte « pour développer les idées de Charles Fourier, philosophe du XVIII siècle. »

Principales idées : « Autonomie, liberté et partage. Les salariés détiennent le capital et se partagent ses fruits », explique Gilles Florentin. Qui constate: « Il faut plus de rigueur pour fonctionner: on est à la fois salariés et patrons. Mais si on est bien transparent, qu’on explique bien, les salariés s’investissent plus que dans une entreprise classique. »

Au début des années 70, la CMEG emploie cent personnes. Survient la crise. Nombre d’entreprises disparaissent. La CMEG tire son épingle avec « une réponse technologique »: la préfabrication, alors peu répandue. « On est passé d’une maçonnerie traditionnelle à industrielle. On a monté une usine pour faire des façades. »

Nouvelle innovation dans les années 80 : du ciment avec de la fibre de verre. La coopérative compte 300 salariés. Puis tombe à une centaine en 1999. La décennie suivante donne lieu à une « renaissance ». La préfabriqué évolue et se relance. « On adapte nos procédés à l’architecture, pas l’inverse. »

Innovation

De 12 millions d’euros en 2000, le chiffre d’affaires, aujourd’hui stable est passé à 50 millions. « On vit une période contrastée: crise du bâtiment, guerre des prix. » A nouveau, la coopérative s’en sort par la technologie.« Pour être toujours à la pointe », elle emploie un ingénieur, travaille avec laboratoires et universités. « C’est rare pour une PME. » Cette fois, elle a conçu un système de préfabriqués pour bâtiments basse consommation. Des murs en béton armé avec isolation intégrée et un parement.

« On a un carnet de commandes bien rempli, une vision à deux ans. » Les embauches se font au rythme de quatre à cinq personnes par an. Etre une « coop’ » en 2012 ? « On a gardé le même esprit que notre fondateur, liberté et stratégie sur l’avenir. L’important, c’est la pérennité de l’entreprise. » Une assemblée générale valide le partage des bénéfices. « L’essentiel retourne aux salariés ou est mis en réserve pour investir. »

Virginie JAMIN.

 

Date de l'actualité: 
Jeudi, 26 Avril, 2012
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