Une délégation bas-normande au Japon

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Daniel Guerreau et Jean Louis Habrand à Chiba (Japon)
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Dans le contexte du projet Archade, Daniel Guerreau, Président de Nucleopolis, et Jean-Louis Habrand, chef du  service de radiothérapie du Centre de Lutte contre le Cancer François Baclesse et oncologue de renommée mondiale, ont fait partie de la délégation de la Région Basse-Normandie conduite par Laurent Beauvais, Président de la Région, qui s’est rendue au Japon la semaine dernière, pour échanger avec des représentants de l’Institut National en Sciences Radiologiques du Japon (NIRS) sur le thème de l’hadronthérapie.

Les objectifs de la mission étaient de profiter de l’expérience japonaise dans l’implantation de centre de ressources en hadronthérapie, d’établir des contacts avec des équipes japonaises parmi les plus expérimentées dans ce domaine, dont celle du National Institute of Radiological Sciences (NIRS) à Chiba, et dont l'expérience  unique est mondialement connue, et de jeter les bases de futures collaborations.

Daniel Guerreau et Jean-Louis Habrand ont visité deux centres de recherche et traitement. D’une part, le Centre de radiothérapie par ions carbone du NIRS, à Chiba, http://www.nirs.go.jp/ENG/ qui dispose d’un synchrotron de 400 MeV de grand diamètre (40 m) en double anneau superposé. D’autre part, le Centre de radiothérapie par ions carbone de l’Université de Gunma (GHMC - http://heavy-ion.showa.gunma-u.ac.jp/en/index.html), centre tout récent intégré au sein d’un important hôpital public, qui a traité environ 400 patients depuis mars 2010, et qui est considéré comme le « petit frère » du NIRS, dont il a bénéficié de l’expérience tout en intégrant une importante évolution technologique avec un accélérateur plus compact (synchrotron de 400 MeV de 20 m diamètre).

Cette brève visite de deux centres japonais d’hadronthérapie a permis de mieux comprendre tout l’intérêt que peuvent avoir de tels projets de recherche appliquée pour le traitement du cancer. Le Japon, leader mondial dans le domaine, a une expérience reconnue depuis plus de quinze ans, avec une perspective d’une quinzaine de centres dans les années avenir. Rappelons qu’en France, il n’existe que deux centres de protonthérapie et deux projets de carbone ± protons (Lyon et Caen).

Durant ces deux jours, de réelles collaborations sino-normandes ont été envisagées entre médecins et chercheurs, autour de la formation ou bien des expérimentations physiques ou biologiques. D’autres contacts sont d’ores et déjà prévus dans les mois à venir. Il s’agit, entre autre, de regarder conjointement la faisabilité de créer autour de tels projets une filière industrielle « nucléaire-santé », démarche portée en région par NUCLEOPOLIS. Mais aussi en raison de la réelle spécificité technologique du projet ARCHADE autour d’un cyclotron supra-conducteur qui laisse à penser que les équipes bas-normandes qui travaillent sur ce sujet peuvent certainement prétendre à un leadership international. 

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Revue de presse :

site du Conseil Régional de Basse-Normandie : communiqué de presse du 6 aout & article du 29 aout

La Manche Libre (6/8/12)

 

Date de l'actualité: 
Mardi, 4 Septembre, 2012
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